HISTORIQUE DE LA FÉDÉRATION

Note : allocution intégrale et textuelle prononcée par Mme Dominique Goudreault (Germaine) lors de l’assemblée générale annuelle de la Fédération de l’Aféas de Nicolet, tenue le 30 mai 1972 à Warwick. Cette assemblée voulait souligner les 25 années de fondation de la fédération.

Donner un aperçu historique de notre fédération, suppose un retour sur le passé, plus précisément à la fondation de l’Association autonome pour les femmes du Québec.

Ce qui a retenu davantage mon attention, parce que plus constructifs, ce sont les motifs qui étaient à l’origine de cette réalisation. Tellement de préjugés ont été exploités, ainsi que des raisons d’agir, qu’on a voulu plus valables les unes que les autres, ont été attribuées à des personnes, qui en somme, ne faisaient que s’interroger sur les possibilités des femmes de se renseigner et de mieux servir.

Sans entrer dans les détails, nous analyserons les raisons et les événements qui ont contribués à la fondation de l’Union Catholique des Fermières (U.C.F.) devenue par la suite l’Union Catholique des Femmes Rurales (U.C.F.R.) et depuis 1966, l’Association Féminine d’Éducation et d’Action Sociale (A.F.E.A.S.) par la fusion des Cercles d’Économie Domestique (C.E.D.) avec l’U.C.F.R.- Reportons-nous aux années du début, en nous interrogeant sur les sources d’inspiration qui ont guidé les pionnières et suscité chez-elles, ce désir de jeter les bases d’une association féminine autonome.

Nous sommes en 1937. À la lumière des enseignements pontificaux tirés des encycliques, l’Épiscopat de la province publie une lettre magistrale sur le problème rural. Il expose clairement la doctrine sociale de l’Église appliquée à ce mi¬lieu. Les aumôniers du 1’U.C.C. se font les propagandistes de ce document et ils invitent les gens à l’étude et à l’application de cette doctrine. Dans la lettre de l’Épiscopat, il est demandé à l’État de « favoriser les associations libres, non de les absorber ». D’une manière très explicite, il déclare: « Ce que nous demandons à l’Etat, c’est de ne pas encourager le pullulement d’organismes rivaux, par des octrois qui les maintiennent dans une sorte de vie parasitaire ou au moins artificielle. « Par ailleurs, à maintes reprises, plusieurs années auparavant, les documents pontificaux s’étaient clairement prononcés concernant la confessionnalité des associations en ces termes: « Il faut fonder des associations qui adhèrent dans leurs statuts, à la doctrine sociale de l’Église ». La diffusion de cet enseignement dans la province avait contribué pour une large part à la fondation de la C.T.C. en milieu urbain et de l’U.C.C. en milieu agricole.

Dès le début de l’U.C.C., des femmes s’intéressaient aux différentes activités de ces cercles, afin de se renseigner et de seconder leur mari dans une oeuvre de rénovation étroitement liée au mieux-être des familles du milieu rural.

C’est à l’automne 1937 que des femmes du diocèse de Rimouski fondent le premier cercle d’étude féminin en milieu rural. Au début, elles étaient douze membres significatives, et chacune de ces douze devait s’adjoindre des adeptes. Ces femmes ont donc été les premières à donner suite aux directives de l’Épiscopat, qui suggérait comme oeuvre d’éducation en milieu rural, en plus des cercles de l’U.C.C. pour les messieurs, de la J.A.C. pour les jeunes, l’organisation de cercles féminins de l’U.C.C. avec services d’études ménagères et d’arts appropriés aux aptitudes de la femme. C’est aussi en 1937 que ces femmes de Rimouski, désignées sous le nom de « Dames de l’U.C.C. », organisaient un syndicat coopératif régional d’arts paysans. Elles voulaient ajouter un complément au revenu déficitaire de l’agriculture, tout en faisant oeuvre d’éducation et de culture dans leur milieu. « Nous sommes dans 1’U.C.C. pour mieux aider nos hommes » disaient-elles. Elles avaient compris qu’il était vain de chercher à bâtir une société harmonieuse sans l’apport des femmes. Leur rôle, elles l’ont joué admirablement bien dans l’organisation de la profession, par une participation active aux équipes d’études de l’U.C.C. sur le syndicalisme, la doctrine sociale de l’Église, la coopération, l’établissement des jeunes, etc. Pour la plupart de ces femmes, peu habituées à des réalisations hors du foyer, elles ont fait preuve de ténacité, de compréhension, d’esprit de sacrifice. Quelques-unes plus effacées, mais non moins généreuses, s’appliquaient dans leur propre foyer, à revaloriser l’agriculture, à stimuler les apathies, les inerties. Le cercle des « Dames de l’U.C.C. », par l’intermédiaire de « La Terre de Chez-Nous », communiquera à toutes les rurales de la province, les résultats de leurs entreprises. Ce grain de sénevé jeté en terre nicolétaine ne tarda pas à germer.

Au congrès diocésain de l’U.C.C. de Nicolet en 1938, Mgr. Lafortune à la fin de son allocution, disait aux congressistes: « Messieurs, l’année prochaine vous emmènerez vos femmes au congrès ». Cette invitation ne devait pas tomber dans des oreilles de sourds. C’est ainsi qu’en 1939, un bon nombre de femmes assistaient au congrès de l’U.C.C. et ceci grâce au travail de persuasion de celle à qui nous devons la fondation dans notre diocèse Madame Omer Côté de La Baie-du-Fèbvre. Permettez-moi de citer ses paroles, traduisant son impression au retour de ce congrès: « Nous sommes revenues du congrès de l’U.C.C., dit-elle, toutes animées du désir de faire notre part pour relever le niveau intellectuel et culturel des populations rurales et donner à nos hommes, la place qui leur appartient dans l’échelle rurale ». Quand les femmes s’attaquent à une cause, elles la défendent. C’était un rôle nouveau et une page nouvelle à enregistrer dans notre histoire. L’heure était venue où il fallait sortir un peu de notre foyer pour travailler à organiser un ordre nouveau correspondant au besoin du temps. Comme l’étude élargit les horizons, le moyen tout trouvé fut d’établir des équipes d’études rurales dans tous les rangs de la paroisse. Tous, jeunes gens et adultes dames et demoiselles s’y prêtèrent avec entrain. On y allait en toute sécurité, inspiré et secondé par nos bienveillants pasteurs: M. le curé Henri Belcourt et l’abbé Robert Lauzière, notre infatigable vicaire. Tous les mois, on faisait une assemblée mixte de tous les membres de la paroisse. Le ou la secrétaire de chaque équipe rendait comte du travail que son équipe avait accompli durant le mois. (Fin de la citation, tirée des mémoires de Mme Omer Côté).

L’exemple du travail social des « Dames de l’U.C.C. » de La Baie-du-Fèbvre fut suivi par des femmes dans d’autres paroisses du diocèse. Les femmes s’intéressaient davantage aux réalisations de l’U.C.C. et l’idée d’une association féminine autonome faisait son chemin.

En septembre 1944, profitant de l’occasion du congrès diocésain de l’U.C.C. à Nicolet, Mme Omer Côté obtient du président la faveur d’adresser quelques mots aux congressistes, faisant valoir le rôle de la femme dans l’organisation professionnelle de l’agriculture. Elle fit appel à leur bonne volonté pour aider les femmes à organiser une association catholique de fermières, basée sur les mêmes principes que l’U.C.C. La réponse fut affirmative. Ce fut, nous dit Mme Omer Côté, un stimulant pour continuer nos équipes d’études et pour établir des contacts avec des femmes d’autres paroisses déjà éveillées par « La Terre de Chez-Nous », et intéressées au projet. Dans quelques diocèses, des femmes avaient fait semblable demande à l’occasion de leur congrès diocésain de l’U.C.C. Pour répondre à ce désir exprimé par les femmes de plusieurs diocèses, de fonder une association féminine autonome, M. A. Marion, alors président général de l’U.C.C. convoque les aumôniers diocésains à une réunion spéciale. Ceux-ci confirment le désir des évêques au sujet de la création d’une association professionnelle féminine autonome. L’U.C.C. accorde un appui moral et financier au projet ($1,000.). Un comité provisoire est formé composé de deux femmes déléguées de chacun des diocèses suivants: Rimouski, Joliette, Chicoutimi, Nicolet et Sherbrooke. Mme Omer Côté fut alors désignée par Mgr. Lafortune pour représenter notre diocèse, accompagnée de Mlle Rita Benoit (aujourd’hui Mme Armand Lahaye de La Baie).

Le 5 octobre 1944, le comité se réunit et décide de fonder une association sous le nom de L’Union Catholique des Fermières (U.C.F.). Un projet des statuts et règlements est étudié et on fixe la date du congrès de fondation au 19 octobre à Québec en même temps que celui de l’U.C.C. (20e). Près de 200 femmes répondent à l’invitation. Elles étudient les projets soumis et à la fin des assises le 20 octobre 1944, elles adoptent la constitution de l’U.C.F., association professionnelle des femmes de cultivateur. On procède à l’élection du premier conseil: Mme Philippe Lapointe du diocèse de Chicoutimi est élue présidente. Mlle Marie-Anna Caron, diocèse de Rimouski devient secrétaire. Une représentante par diocèse compose le conseil, dont Mme Omer Côté pour Nicolet. Le révérend père Lebel, jésuite fut désigné par l’Épiscopat comme aumônier général. Les buts de l’association se résumaient ainsi: éducation, revendications, services. Les dirigeantes devaient être des femmes de cultivateurs, quoiqu’on acceptait comme membre, toute personne de 16 ans et plus, quel que soit la profession du mari. Les déléguées au congrès de fondation se firent les propagandistes de l’association dans leur diocèse, convaincues qu’elles étaient, de la nécessité et des avantages d’une association organisée et dirigée par et pour les femmes.

Le premier cercle de l’U.C.F. du diocèse de Nicolet fut celui de La Baie fondé le 5 mars 1945 par Mme Omer Côté, après une préparation de six années avec les femmes de sa paroisse comme « Dames de l’U.C.C. ».Profitant du congrès de l’U.C.C. à Nicolet, le 20 septembre 1945, Mme 0. Côté fait parvenir, par l’intermédiaire des curés, une invitation pour une journée d’étude spéciale pour les dames. Plusieurs répondent à l’appel. Après ce premier ralliement diocésain d’information sur l’U.C.F., Mme 0. Côté et sa compagne Mlle Benoit entreprennent une tournée de rencontres dans différentes paroisses. Elles étaient assurées de la collaboration de M. l’abbé Georges Pinard, premier aumônier diocésain. Malgré les faibles moyens à leur dis¬position, leur travail de propagande fut fructueux. C’est ainsi que de mars 1945 à juin 1946, treize (13) cercles étaient fondés, groupant 808 membres: La Baie, La Visitation, Ste-Gertrude, St-Valère, St-Norbert, Ste-Élisabeth, Pierreville, St- Grégoire, St-Wenceslas, Ste-Angèle, St-Pie, St-Sylvère et Ni¬colet. Ce nombre était suffisant pour prévoir l’organisation d’une fédération. À la suggestion de M. l’abbé Pinard, une retraite de formation sociale est prévue pour le début d’août. Les études furent inspirées du discours prononcé par S.S. Pie XII le 21 octobre 1945, sur les obligations de la femme dans la vie sociale et politique. Le pape s’adressait à 500 femmes réunies à Rome. Je cite un passage de ce mémorable discours qui a été un sujet de réflexion: « Le sort de la famille et de la communauté humaine est en jeu, toutes les deux sont entre vos mains ». Toute femme, en conséquence, a sans exception, écoutez bien, le devoir, le strict devoir de conscience de ne pas rester absente, d’entrer en action dans les formes et la manière qui conviennent à 1a condition de chacune.(Fin de la citation).

Nous étions 40 personnes pour cette première retraite sociale, dirigeantes de cercles pour la plupart. Ces trois jours de prières, de silence, de réflexions, d’études en groupe, furent communicatifs du feu sacré. Avant notre départ, Mgr Lafortune nous apporta son message d’appréciation : Allez dit-il, porter l’heureux message dans tout le diocèse. Vous avez notre appréciation et notre bénédiction. Ayez confiance, vous avez une bonne cause en main, elle est noble et grande. Puis, il nous relata l’histoire du petit David qui avait réussi à vaincre Goliath, parce que Dieu était avec lui. Enhardies par ces directives, mais conscientes d’un manque de préparation sociale, nous ressentions davantage la nécessité de se grouper pour s’informer, étudier, défendre nos intérêts et par l’organisation de différents services, aider les moins favorisés.

Le congrès de fondation de notre fédération eut lieu à Nicolet le 28 août 1946. Journée mémorable par une assistance nombreuse et intéressée. L’enthousiasme communicatif de la présidente d’assemblée Mme Omer Côté, de M. l’abbé Pinard, aumônier diocésain, du rév. Père Lebel, aumônier général et de Mlle Marie-Anna Caron, secrétaire générale, eût un heureux effet sur l’assistance. Un forum sur la doctrine de l’U.C.F. dirigé par Mlle Cécilia Vigneault (aujourd’hui Mme Edgar Dolan) a été très apprécié. Mgr. Lafortune exprima 1e désir de voir un cercle de 1’U.C.F. dans chacune des paroisses du diocèse. Un conseil d’administration fut élu: présidente diocésaine Mme Omer Côté. Vice-présidente Mme Dominique Goudreault, directrices Mmes Edgar Barbeau de La Baie, Adonivard Lanoie de St-Pie-de-Guire, Benjamin Vigneault de St-Valère, Cécile Cormier de St-Grégoire, Madeleine Morin de Ste-Élisabeth, et secrétaire Mlle Cécilia Vigneault.

Dès septembre, le conseil décidait de la publication d’un bulletin mensuel, à l’intention des conseils des cercles, afin de les aider à se constituer un plan de travail. « Semences » (nom du bulletin) apportait des suggestions d’études et une méthode d’action efficace. Publication gratuite dont la rédaction était assurée par la secrétaire avec 1a collaboration des membres du conseil et de M. l’aumônier diocésain.

Au congrès général, tenu à Québec en fin de septembre 1946, Mme Omer Côté fut élue vice-présidente générale et je devenais directrice au conseil général. Au cours de l’automne 1946, le diocèse fut divisé en secteurs, afin de partager les responsabilités de la propagande entre les membres du conseil.

Au deuxième congrès le 28 août 1947, la fédération comptait 22 cercles affiliés groupant 1,270 membres. Aux cercles fondés en 1946, s’ajoutaient donc: Daveluyville, St-Rosaire, St-Léonard, Yamaska, St-Gérard, St-Bonaventure, Ste-Christine, St- Louis et Kingsey-Falls. C’est au cours do l’année 47, que les premiers comités furent formés: études, entr’aide, moralité, arts ménagers. En 1949, notre présidente Mme Omer Côté recevait la décoration de la médaille « Pro Ecclesia at Pontifice » de.S.S. Pie XII, par Mgr. Lafortune, en reconnaissance des services rendus à l’Église par la diffusion de sa doctrine sociale. C’était un honneur qui rejaillissait sur l’association et ses membres.

En 1952, Mme Omer Côté était présidente générale, tout en demeurant présidente de la fédération. D’année an année, l’association progressait, de nouveaux cercles étaient fondés, augmentant le nombre des membres. Des personnes convaincues et généreuses se sont succédées à la direction diocésaine, animée d’un même esprit de collaboration, de solidarité et d’entraide. Esprit de famille qui dépassait les limites du diocèse. À maintes reprises, le Secrétariat général confiait aux dirigeantes de notre fédération, la responsabilité de préparer et rédiger des plans d’études pour la revue, les assemblées de secteurs, le travail des comités, etc. En 1957, la Fédération comptait 1,533 membres réparties dans 33 cercles divisés en 13 secteurs.

C’est au congrès de 1957, que Mme Omer Côté nous fit part de sa décision de ne plus accepter la responsabilité de présidente diocésaine. Avec regret, nous respections son désir de se retirer afin de se consacrer davantage à sa famille. Son souvenir demeura vivant, elle, qui avait partagé 17 ans de sa vie entre son foyer et le bénévolat, comme première responsable de l’Association dans le diocèse: Six ans comme « Dames de l’U.C.C. » et onze ans présidente diocésaine de l’U.C.F.

J’acceptai la relève au poste de présidente, non sans hésitation, mais assurée de la collaboration de toutes et de chacune, ce qui n’a jamais fait défaut. Mme Camille Parenteau devenait vice-présidente et grande responsable des Arts Ménagers, tâche qu’elle a remplie avec brio et un grand coeur. L’année 1957, sera celle du renouveau dans toute l’Association. À la suite d’études prolongées dans tous les cercles de la province, afin de repenser l’association, le congrès général de septembre 1957 approuve et adopte une nouvelle constitution qui précise davantage les buts de l’association et qui s’adapte mieux à l’évolution du milieu rural. Le nom de l’Union Catholique des Fermières (U.C.F.) est changé en celui de l’Union Catholique des Femmes Rurales (U.C.F.R.), afin d’éviter la confusion possible, sans doute, mais principalement pour s’adapter à la réalité, différente de celle de 1944. L’Association groupait dans ses rangs toutes les femmes du milieu rural, qui désiraient devenir membres. Avec la nouvelle constitution, il n’est plus question d’association professionnelle. L’U.C.F.R. est un mouvement d’étude et d’action en vue de la formation personnelle et de l’apostolat social. L’U.C.F.R. incite ses membres à prendre leurs responsabilités, dans tous les domaines: économique, social, intellectuel, moral, religieux.

La fédération de Nicolet n’a pas tardé à emboîter le pas dans le sens de l’évolution, du progrès. Son premier but fut la réorganisation des comités déjà existants, ainsi que la formation de nouveaux comités, dont celui de «Propagande et Recrutement». Le premier travail de ce comité fut la préparation d’un document mis à la disposition des dirigeantes des cercles en vue d’une grande campagne d’éducation et de recrutement dans tout le diocèse. Le résultat fut tel, que cette manière de procéder se renouvelle d’an¬née en année depuis.

Le service de documentation qui existait au secrétariat diocésain pour les membres du conseil, fut élargi pour les responsables des comités de la fédération. En décembre 1957, après enquête auprès des cercles et pour répondre au désir de plusieurs, le Conseil diocésain décida de lancer un nouveau service: l’Entr’Aide, qui est un secours en argent en cas de décès, soit d’une membre, de son mari ou d’un enfant. Au printemps 1958, la fédération organise une série de Galas éducatifs dans divers endroits du diocèse. Ceci dans un double but: Faire connaître et apprécier l’U.C.F.R. et contribuer au financement du secrétariat diocésain. Cette même année 1957-58, le secrétariat de la fédération fut organisé avec local au Centre Catholique de Nicolet. Nous accueillons une toute jeune secrétaire qui venait de terminer ses études au Collège Notre-Dame-de-l’Assomption. Mlle Marcelle Proulx (aujourd’hui Mme Raymond Proulx) nous offrait en plus d’une belle préparation, sa bonne volonté et toutes ses possibilités d’administration que nous avons appréciées. Nous gardons un souvenir reconnaissant à celle qui fut la première secrétaire et cela pendant 12 ans: Mme Cécilia Vigneault Dolan.

La Fédération prenait son élan vers de nouvelles conquêtes et d’heureuses réalisations. Aussi, c’est avec une certaine nostalgie quo j’ai laissé le poste de présidente en 1962, pour ma consacrer uniquement à celui de l’Association, poste que j’occupais depuis 1960, comme présidente. La relève était assurée par Mme Camille Parenteau et ses compagnes qui mieux que moi sauraient vous relater les nombreuses réalisations de la Fédération depuis 1962, réalisations quo vous avez vécues, la plupart d’entre-vous.

Parallèlement à l’U.C.F.R. en milieu rural, on retrouvait en milieu urbain depuis 1947, une Association féminine autonome identique à la nôtre par ses buts et ses moyens d’action. C’était les « Cercles d’Economie Domestique (C.E.D.). Cette similitude de pensée et d’action a toujours favorisé des contacts enrichissants entre nos associations.

En 1963, un comité de coordination fut formé des dirigeantes provinciales des C.E.D. et de l’U.C.F.R. favorisant des rencontres plus fréquentes. Le comité avait pour mandat d’analyser, dans un vis-à-vis objectif, les buts poursuivis par nos deux Associations. Un dialogue fructueux s’en suivit si bien que considérant l’évolution de la société, les veaux besoins à considérer, la coexistence des gens de différents milieux, la régionalisation scolaire, etc., 1e comité conclu qu’un rapprochement serait avantageux et comme recommandation, suggéra la fusion des deux associations. Ce projet de fusion fut présenté aux congrès des deux associations en septembre 1966 et adopté. Dès 1e lendemain, 22 septembre 1966, une réunion plénière des déléguées des C.E.D. et de l’U.C.F.R. votaient pour la fondation de l’A.F.E.A.S. avec des buts mieux définis et des perspectives d’avenir vers une action plus positive. La période d’adaptation du début de la fusion fut assez facile pour notre fédération, considérant le fait que dans notre diocèse, nous n’avions pas de cercle de l’autre association.

Aujourd’hui en 1972, on peut et on doit être fière de notre Association qui accomplit un magnifique travail d’éducation et d’action sociale.

L’A.F.E.A.S. sera ce que les membres voudront qu’elle soit. Une relève compétente et dynamique qui semble assurée permettra à l’Association de continuer sa marche ascendante.

Madame Dominique Goudreault (mai 1972)

NOS PRÉSIDENTES PROVINCIALES DEPUIS 1966

1966 à 1970 : GERMAINE GOUDREAULT

1970 à 1975 : AZILDA MARCHAND

1975 à 1980 : SOLANGE F GERVAIS

1980 à 1983 : CHRISTIANE BÉRUBÉ

1983 à 1985 : LISE PAQUETTE

1985 à 1988 : LOUISE COULOMBE

1988 à 1991 : CHRISTINE MARION

1991 à 1996 : JACQUELINE N. MARTIN

1996 à 2001 : HUGUETTE LABRECQUE

2001 à 2002 : JOHANNE FECTEAU

2002 à 2006 : DIANE BRAULT

2006 à 2009 : MARIETTE GILBERT

2009 à 2010 : DENISE THIBEAULT

2010 à 2014 : CÉLINE DUVAL

2014 à 2015 : PAULA PROVENCHER

2015 à 2016 : MADELEINE BOURGET

2016 à …….. : HÉLÈNE TREMBLAY

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